Quand l’eau de l’outre fut épuisée

Comme artisans de paix, n’oublions toujours pas que Dieu nous entend quand nous croyons crier et pleurer dans le vide. Quelle parole pour nous guider aujourd’hui?  Genèse 21:15

Mes bien-aimés dans le Seigneur,
Dans la méditation précédente, nous avions vu Agar s’en aller errer dans le désert de Beer-Sheba avec Ismaël son fils! 
C’est Agar, la première clocharde décrite dans la Bible! Dans le désert, Agar et son fils Ismaël n’étaient pas seuls. Ils étaient avec Dieu.
Car c’est l’Eternel Dieu qui est le Dieu de clochards, le Dieu qui veille sur les sans-abris pour les protéger et les nourrir.
Mes bien-aimés,
N’est-ce pas que c’est dur quand du jour au lendemain, on devient tout autre dans la vie car on a tout perdu ?
Réduis à une détresse sans nom du jour au lendemain, Agar et Ismaël qui avaient un logis et ne se souciaient pas du lendemain furent forcés de quitter ; et, ils se retrouvèrent dans une situation de précarité sans précédent. 
En effet, leur provision donnée par Abraham était épuisée. Dans le désert, Ismaël était sur le point de mourir, lui qui était le bien-aimé dans la maison de son père. 
Voilà que du jour au lendemain, tout s’évapore et on perd tout comme si on n’avait rien. 
Mes bien-aimés dans le Seigneur,
Combien de fois ne tombons-nous pas si bas? Si pas pour la situation financière, dans d’autres domaines de la vie où du jour au lendemain, nous perdons tout ce que nous avions comme travail, comme enfant, comme une épouse ou un époux, comme notre sécurité sociale ou toute autre chose? Combien de fois ne tombons-nous pas si bas dans l’humiliation ?
Ce fut ainsi avec Agar et Ismaël. 
Dès le moment de leur renvoi jusqu’à l’épuisement de leur provision, la Bible ne donne pas d’autres indications sur leur réaction. Rien. Pas un seul mot. 
Au désert, la provision du pain et de l’eau était finie. Et, dès que la provision finit, la Bible nous dit qu’Agar parla pour la première fois en elle-même. 
Elle avait fait cela comme beaucoup de gens que nous croisons chaque jour sur notre chemin et nous ne savons pas ce qui les préoccupe. 
Agar s’est dit en elle-même: “Que je n’assiste pas à la mort de l’enfant ; après l’avoir jeté sous l’un des arbustes et alla s’asseoir à l’écart, à la distance d’une portée d’arc” (Genèse 21 :15-16). 
Mes bien-aimés,
C’est pour la deuxième fois qu’Agar fait l’expérience de sans-abri: la première fois, l’enfant était dans son ventre. Elle était encore enceinte et elle fut visitée par Dieu qui la recommandait de rentrer chez sa maîtresse Sara (Genèse16:13). 
Maintenant encore, Dieu la visite ; cependant, elle n’est pas seule; elle est avec l’enfant Ismaël qui était dans son ventre quand Dieu l’avait visité dans le désert la première fois lors de sa fuite. 
Mes bien-aimés dans le bien-aimé du Père,
Remarquez que toutes ces visitations saisonnières chez Agar n’arrivent toujours pas dans le moment de bonheur ; mais au moment de sa détresse. 
Cette fois-ci, sa détresse est grande. Elle est avec un enfant comme “entité à part entière”, qui lui avait été confiée à ses soins quand elle n’a ni toit, ni provision, ni sécurité à offrir! 
Mais si sa détresse est grande, sa découverte de l’Eternel Dieu mieux son expérience personnelle avec Dieu est aussi beaucoup plus grande.
Car, à sa grande surprise, le Dieu de sans-abris vient intervenir dans sa vie comme toujours! 
L’Eternel Dieu vient s’adresser à Agar parce qu’Il a entendu la voix de son fils Ismaël qui pleurait de la chaleur du désert, de la soif et de faim (Genèse 21 :17).
Mes bien-aimés,
Quand bien même que la Bible parle de pleurs d’Agar, c’est beaucoup plus les pleurs de cet enfant Ismaël. Car il est ici victime d’une situation qu’il n’a pas créée du tout sauf peut-être par un simple rire d’enfant lors du festin d’Isaac. 
La Bible dit que Dieu a entendu la voix de l’enfant dans le désert, dans la situation de détresse. 
C’est pareil avec nous, mes bien-aimés, Il nous entend partout où nous sommes, même dans les lieux les plus isolés de cette planète ; même si nous sommes entourés d’une multitude des indifférents où chacun vit pour soi.
En effet, même si nous vivons dans une culture des bruits sans fin où la parole des sermons et des mots prononcés sont faits à la légère ou sont pris à la légère, sans impacts ni considérations réelles dans la vie de ceux à qui les promesses de Dieu sont faites, rassurons-nous que Dieu nous entend. 
Mes bien-aimés dans le bien-aimé du Père,
L’Eternel Dieu nous entend même dans le conflit dans lequel nous ne comprenons ni les tenants ni les aboutissants ;
L’Eternel Dieu nous entend même au milieu des conflits où nous sommes pris en étau dans une lutte des éléphants qui se battent et nous comme des arbustes assistons à la merci des batailleurs et payons le pot cassé. 
Savons-nous qu’au désert de nos vies, Dieu ne cesse de nous entendre?
Quelqu’un, quelque part est-il en train de crier, de pleurer au milieu du désert de sa vie ?  
Dieu vous entend et il vient à votre secours !
(A suivre)! 
Prière : 
Seigneur, merci pour cette soixante-unième méditation sur la gestion des conflits. 
Laisse que ton Esprit-Saint, glorifie Jésus-Christ dans nos vies, et que par ta grâce Tu puisses nous accorder de comprendre que Tu nous entends quand nos déserts, nous crions vers Toi. En Christ, notre Seigneur et Sauveur. 
Amen. 
Bonne journée en Christ.